WE chez ma puche en perspective, Plus qu'une heure de Code et je la rejoint,
Maman vient me chercher, dans la voiture Lola, Max et Elo,
Heureuse de les voir, contente qu'ils viennent me chercher,
Ambiance pesante dans la voiture, regards vides, aucunes explications, aucunes paroles,
De retour à la maison, Maman m'annonce que tu t'es sucidée...
Impossible d'expliquer la douleur, le choc, le mal.
Je comprends rien, je n'arrive même pas à parler, je n'arrive même pas à pleurer,
Sa fait si mal, j'ai plus de souffle, j'arrive même plus a respirer,
Maman me laisse, va s'occuper de Lola et Maxime.
Je m'enferme dans ma chambre, perdue, choquée, tellement de heine,
De douleur, le monde s'est arrêter, envie de me foutre en l'air,
Je ne réalise pas ce qui est en train de m'arriver, mon seul réflexe est de fuir,
Fuir leurs regards, leurs douleurs, eux qui sont si petits, tes enfants,
Fuir la réalité, m'en aller, m'éclipser, ne plus les voirs souffrir,
Je ne réalise même pas, je suis abrutie par les faits,
Je prend un pull, une veste, mon sac, je m'enfuis chez Laure.
Seul refuge à ma souffrance, elle m'acceuille avec un grand sourire,
Elle ne savait rien, elle était heureuse de me voir,
C'est quand elle m'a demandé si "Sa aller?" que j'ai répondu un simple "non"
Je me revois dans l'allée, craquer, lacher mon sac, m'éffondrer,
Et lui annoncer "Ma tante viens de se sucider..."
Je ne ressentais plus rien à part de la haine, de la souffrance, j'avais si mal,
y'a plus rien qui compté, plus rien qui n'existé, le pire venait d'arriver,
Le monde s'est arrêter, je réalisé que tu t'étais envolé,
Que tu l'avais décidé, mais pourquoi?
Pourquoi :'( je t'en ai tellement voulu, j'ai eus des paroles affreuses,
Je t'ai détesté, je t'en ai tellement voulu de nous laisser,
Impossible de décrire le cochemard dans lequel j'étais,
Le lendemain après une nuit affreuse, je suis rentrée,
Maxime et Lola étaient toujours là, j'ai dû les affronter,
Affronter cette putin d'horreur, cette foutue souffrance qui s'affichée sur leurs visage,
Leur Maman venait de se tuer,
Et moi face à sa j'étais quoi? J'ai pris une grande respiration,
J'ai retenu mes larmes durant des heures entières,
Et j'ai essayer d'être à leurs côtés
Lundi, ils t'ont enterrée, tellement de monde était là,
Des personnes que je connaisais, d'autres non,
Je collais Maxime, j'étais devant, on suivait ton cerceuil,
Je retenais mes larmes, je voulais le soutenir ,
La messe a été longue, j'ai craquée, je me suis cachée,
Tellement de douleur et d'incompréhension,
Sur ton cerceuil, un tissu jaune, ta couleur préférée,
Dans ma tête, ton image, ton sourire, tes rires,
Sur mes joues des larmes qui ne cessaient de couler,
En sortant, je tenais la main de Maxime, je ne voulais pas le laisser,
On pleurait tellement, et tout le monde nous regarder,
Nous fixer, nous diser "sa va aller...",
Nous, on ignorait, on souffrait, on ne les calculait même pas,
Au cimetière on t'as dit aurevoir, et je n'oublirais jamais,
Le regard de max,
C'était pire qu'un cochemard, une horreur,
Insoutenable, tellement longue, une douleur qui durait et qui ne s'arrêter jamais.
Les jours ont passés, Quand on me demande je réponds "sa va merci",
Je sourie, je rie, je plaisante, je sors et je bouge,
Derrière sa je suis vide,
Sa m'a détrui, sa m'a bouffé, sa m'a tué,
Mes yeux en ont vu, et ce qu'ils n'ont pas vu, ils l'imaginent tous les soirs,
Ce cochemard ne se fini pas, il dure, il me suit, il me hante,
Je me couche avec sa, je me lève avec sa, aujourd'hui je dois vivre avec sa,
Apprendre à vivre avec la souffrance de deux enfants,
Savoir peser ses mots à chaques phrases, savoir les soutenir,
Apprendre à vivre sans toi, essayer d'oublier l'horreur de ton acte,
La douleur que tu t'es infligée, cette atrocité qui me tord les trippes,
Qui me hante, qui me bouffe, que je vois sans cesse.
Tu hantes mes nuits, mes rêves sont que cochemards,
Je me tiens debout, je sourie, mais sa me bouffe petite à petit.
J'ai jamais eus aussi mal, et je ne comprendrais jamais.
Bientôt 2ans que t'es partis,
2 ans que j'ai changé, que plus sa va plus je m'enfonce,
Toujours cette douleur indescriptible et de plus en plus de questions.
T'es si loin,
Et moi je suis là,
Mon clavier inondé par mes larmes,
Ecrivant ce texte bidon, qui ne te fera pas revenir...